Mieux, moins (suite)

En effet, les pesticides pénètrent l’eau avec facilité. En conséquence, des analyses faites en 2014, des pesticides ont été retrouvés dans 87 % des points de mesure établis dans les cours d’eau français et dans 73 % des eaux souterraines.

Ainsi, 53 % des cours d’eau et 31 % des eaux souterraines dépasseraient la norme « eau potable » (concentration de 0,1 μg.L-1), source futura-sciences.

Or l’eau est le composant dont les cultures ont besoin et dont l’homme a besoin.

Ces molécules de synthèse censées protégées l’homme en améliorant la qualité de son alimentation se révèlent finalement avoir des effets nocifs sur notre santé. Car la chaîne naturelle de notre alimentation est corrompue par ces molécules synthétiques que nous finissons par ingérer. Nous y sommes exposés de façon chronique, de façon insidieuse, sans en avoir conscience, mais la contamination se fait, avec des doses certes faibles, mais de façon continue.

L’utilisation des pesticides est aussi fortement corrélée à l’idée de performance, de rendement. Un hectare doit produire un volume minimum en deçà duquel son exploitation n’a pas de sens économique. Si l’on prend l’exemple de la filière céréalière, celle-ci estime que sans le concours des pesticides, les pertes potentielles seraient de 45%. 24% dû aux maladies, 14% aux insectes et 7% aux mauvaises herbes (source agro-basf.fr).

Leur utilisation est aussi fortement induite par le fait que l’agriculture est soumise aux lois des marchés financiers. Les cultures et les entreprises agroalimentaires ne sont parfois que des actifs financiers qui exigent un seuil de rendement. Plus le rendement est élevé, meilleur est la cotation de l’actif. Mais la recherche de la rentabilité peut se traduire par l’utilisation excessive de pesticides.

On perçoit donc à travers ces lignes qu’il n’est pas souhaitable de continuer dans une utilisation massive de ces substances. Mais on peut s’interroger sur la conséquence de leur réduction drastique. Serait-il possible de nourrir l’humanité ?

Le site Planetoscope nous donne quelques informations indécentes à ce sujet. Le gâchis alimentaire est une composante de notre façon de vivre dans les pays développés autant que dans les pays pauvres, consubstantiel à notre vie quotidienne.

Il n’a cessé d’augmenter au cours des dernières décennies.

Et il est absolument insoutenable de constater que sa mesure atteint aujourd’hui 1,3 milliards de tonnes par an ! On jette aujourd’hui 1,3 milliards de tonnes d’aliments chaque année ! Ce qui correspond au tiers de la production alimentaire mondiale.

Sans entrer dans plus de détails, il est raisonnable de penser que l’utilisation de pesticides dans les proportions actuelles est une aberration.

Et pour ces raisons, il est tout aussi raisonnable d’aider nos artisans producteurs à maintenir leur savoir faire dans leurs terroirs, aider la chaîne agroalimentaire locale, et ainsi maintenir une qualité d’agriculture et d’alimentation pleine de bon sens. C’est l’un des objectifs de notre marque BEYSSAC et je vous remercie d’y contribuer par vos achats !